A propos du site – M’écrire

Ni blog personnel, ni blog d’actualité, cet espace est consacré à la publication de reflexions non abouties, peu approfondies, et en tout état de cause pas scientifiques pour un sou, mais ordonnées autour de quelques thématiques récurrentes : l’histoire, la conscience historique, la vie intellectuelle et universitaire. On trouvera ainsi sur ce site des « posts » consacrés à une université qui semble tout droit sortie des Aventures du baron de Münchausen, au patriotisme péruvien dans ses aspects les plus touchants, à la (très) difficile émergence d’un discours historique émancipé du positivisme et de ses « sciences morales », enfin à Lima, et à d’autres trucs.

Une ou deux précisions sur le titre du blog. Le lemme « estrange » appartient au moyen français : l’adjectif désigne à la fois l’étranger et le surprenant, tandis que le verbe pronominal « s’estranger » signifie quelque chose comme « s’étonner de ». Montaigne en fait un large usage. Carlo Ginzburg consacre le premier chapître d’A distance à une notion que la traduction française a rendu par « estrangement ». Il s’agit d’une étape de la pensée historique, antérieure à l’écriture, au cours de laquelle, grosso modo, l’historien s’efforce de retrouver une virginité intellectuelle, de redevenir ignorant, pour pouvoir se confronter aux choses du passé avec les mots du passé. L’estrangement est ensuite dépassé.

Les commentaires sont les bienvenus. Je ne publie pas mais lis avec grand plaisir les messages amicaux. Je publierai les critiques les plus hargneuses, si elles sont bien écrites.

David-Jonathan Benrubi
printemps 2007

Huit ans plus tard, réveil de ce bloc-notes ?
été 2015

Une Réponse to “A propos du site – M’écrire”

  1. nowenstein Says:

    Vous écrivez :

    « Despues penso en Daughter y se dijo, Daughter, en la que me he metido. »[1]

    Je ne suis pas linguiste. De la traductologie, il ne m’a été donné de connaître qu’une introduction plus pratique que théorique : le cours de latin d’Alain Le Gallo, professeur exagérement brillant et narcissique, auquel ce post est un modeste hommage. Je reviens à la phrase… Pose problème le féminin: est évidemment sous-entendu « mierda » ou un équivalent.

    Vous vous trompez : le « la » sans antécédent est courant en espagnol voyez par exemple le titre de García Márquez « Vivir para contarla ». C’est votre méconnaissance de cette tournure qui vous fait voir une « déformation stylistique » là où il n’y en a point. Il reste que ce « la » là est difficile à rendre : « vivre pour la raconter » est une traduction trompeusement énigmatique d’un titre limpide en espagnol. Traduisez « quel foutoir », ou « quelle merde » si vous
    voulez.

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